05.01.2012
Quel est le fu ?
Dites, je vous ai dit que ma nouvelle voisine partageait bruyamment ses ébats avec l'immeuble entier ?
Selon ses hurlements et les encouragements qu'elle procure à son partenaire, je peux vous dire que :
- soit elle est drôlement bien libérée,
- soit elle est au contraire bien enfermée dans un rôle féminin transmis par les films X hétéronormés.
19:56 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.12.2011
LEM : YO !
La vérité, c'est que j'ai commencé un nouveau boulot il y a quelques mois, que j'ai eu drôlement envie de venir déblatérer dessus (j'ai rencontré quelqu'un avec une cravate aux motifs banane)(VOILA), mais que je me suis dit que l'Internet était devenu beaucoup trop dangereux et qu'évidemment, tout se savait, et que je n'avais que modérément envie de faire partie de ces gens qui se retrouvent lynchés par leur direction, la Justice de l'Internet, les forces de l'ordre et (bien sûr) les renseignements généraux (probablement parce que j'ai tellement le toc de l'honnêteté et la trouille de l'illégalité que je me liquéfie en me sentant coupable dès que j'aperçois un uniforme un peu bleu en hurlant PARDON)(ne me prends pas comme partner in crime, j'avouerai tout)(et puis je rapporte tout ce que je trouve à la police)(alors bon, si j'dois rapporter des trucs que j'ai moi-même piqué, hein)(quand j'étais mioche, j'ai piqué des fausses cartes bleues, tu sais, celles qui sont dans les porte-monnaies à vendre, histoire de jouer mieux avec ma cous', j'ai eu tellement honte de moi que je les ai rapportées)(OUAIS j'ai rapporté des fausses cartes bleues en cartons, keskya)(j'aurais fait une super bonne croyante, si j'avais cru)... Je ne sais plus trop où j'en étais, mais pour te la faire courte : je ne voulais pas me faire virer comme une malpropre pour deux pauvres jokes sur les Internets (ou plutôt : mon compte en banque ne voulait vraiment pas que je me fasse virer)(surtout depuis que pour être in, il faut s'acheter des vernis à ongles à 13 euros, quoi).
Après réflexion, j'ai eu un peu honte parce que je n'avais pas non plus envie de faire partie de ces gens pétrifiés par la peur, se laissant museler par les salauds du pouvoir et restant sur la berge toute leur putain de vie sans prendre le boat de la liberté (dixit Hunter Thompson)(enfin surtout dixit Super Y, ce show off littéraire)... Tu m'as comprise : je m'emballe facilement. J'ai un peu voulu revenir en brandissant le poing à la mémoire de tous ceux qui résistent, mais figure-toi que j'avais oublié mes identifiant - alors bon, la flemme a eu raison de ma fibre militante pendant six mois.
Sur une échelle de 0 à 10, j'me demande bien à quel niveau de pathétique se trouve le fait d'avoir la flemme de cliquer sur "mot de passe oublié".
21:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.07.2011
Wtf, souviens-toi donc.
Y a un truc vraiment trop formidable dans mon nouveau taf, c'est quand le boss me dit à 14h : "tu sais, ce que je t'avais demandé ce matin ? Annule". Ce marvellous moment où tu annules toutes les opérations précédentes sur excel, tu sais, celles qui t'ont pris exactement toute la matinée.
TROP MOL (cc Ririne).
Trève de plaisanterie, je ne sais pas si c'est l'idée que Super Y se tire dans quelques jours pour aller gagner sa croûte dans la capitale, ou celle que je doive me résigner à le rejoindre dans pas si longtemps que ça, ou bien celle que nous laissions derrière nous le plus marvellous des appartements (véranda! Dressing ! Cheminées ! Parquet !) pour probablement investir une miniscule cage à lapin (pour laquelle je vendrais mes cheveux sur un marché noir)(si vous voulez mon avis, ils ne valent pas bien chers)(ni blond, ni roux, ni frisés, ni raides, ni secs, ni gras : MA CROIX)... Toujours est-il que la nostalgie est mon nouveau way of life.
Autrement dit : je vois la vie en niaise, je chouine, je râle, j'écoute les Streets me chanter Dry your eyes et en plus IL PLEUT (vous avez remarqué ?).
Et je ne sais pas trop comment, ni pourquoi, mais voyez-vous mes amours il y a quelques années j'ai été complètement dévastée par un méga chagrin d'amour. Jamais j'allais m'en relever, ma vie n'avait plus de sens, Pete Doherty me murmurait des trucs tristes à l'oreille, un seul être vous manque, patati patata. L'histoire avait duré au grand maximum 6 mois, j'ai mis des plombes à m'en remettre (j'ai toujours eu un penchant pour les drames). C'était il y a des milliards d'années (peut-être 4 ou 5).
Ce type-là est revenu dans le coin (avec la pluie, les streets & tout ça, vous-mêmes vous savez). Et moi, avec mon héros de Super Y sous le bras, avec mon marvellous dressing de 3 mètres carrés, avec mon job trop mol et tout le reste, je m'en suis bien tapée le coquillard. Et puis, la pluie et les streets aidant, je me suis un peu souvenue. Surtout des moments annexes de la relation-éclair. Dans ma petite tête égo-centré, avant, il y avait des souvenirs de lui, de moi, de pleurnicheries, et de trucs un peu flous. En me souvenant un peu mieux, peut-être parce que je suis un peu mieux dans mes pompes, un peu moins self-absorbée, je me suis rendue compte qu'il y avait eu plein de visages autour de cette foutue pseudo-histoire. Je me suis rappelée de P., qui avait déboulé chez moi au beau milieu de la nuit pour me consoler après la dispute de trop; d'E., qui m'avait débusquée dans un coin de la Fnac en train de chouinasser; de M., qui m'a probablement écoutée jusqu'à en vomir; de D., que j'ai forcée à m'accompagner à un concert auquel j'étais sûre de le croiser. Dans ma tête, je crevais de ne pas être aimée. T'as qu'à voir, tiens, des années plus tard, la brigade est toujours là... Prête à débouler et péter des rotules.
Quand je repense à cette histoire à la mords-moi-le-noeud, qui en réalité n'a eu lieu qu'entre moi et moi-même, et que je vois mon petit Super Y, qui me ramène des BDs à chaque tour de virgin, qui est tellement drôle que j'ai l'impression de faire des soirées pyjamas tous les soirs... Je me dis que bordel, on en a fait du chemin.
Subséquemment, tu comprends bien qu'il va y avoir de la sacré chouinerie ici dans les mois à venir.
Tu veux un autre truc trop mol du taf ?
Quand le boss vient me voir avec moults feuilles A3 sur lesquelles sont imprimées des tableaux excel interminables, et qu'il me dit qu'il faut absolument regrouper entre certaines catégories, que ça va être un peu fastidieux. Telle une super héroïne du tableur excel, je me tourne alors vers les fastidieux tableaux, prends mon courage à dix doigts et à l'aide de mon index plein de pouvoirs magiques, je super-clique sur le bouton "grouper". SUPER FASTIDIEUX, SUPER MOL.
22:34 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.06.2011
Wtfw : familles nombreuses et concombres sociopathes.
Vous-mêmes vous le savez, j'ai mis un peu de temps à me remettre de l'abandon de Carré Viiip (alors quoi, rechercher la célébrité pour la célébrité n'est pas une recette payante ? Paraître dans une rubrique people ne correspond plus au point culminant d'une carrière de candidat télé-réalité ?), le seul légume que je mange avec joie s'est mué en serial killer (ADIEU concombre, je t'aurais drôlement aimé, trempouillé dans du citron et des petites herbes verdâtres en boîtes...), la vie politique a viré ciné et oscille entre Harcèlement et Proposition Indécente (QUOI ? Les politiques seraient parfois un peu pourris ? QUOI ?! Damned...)... Bref, c'est le bordel et tout ça est bien emmerdant.
Et tu sais quoi, tout ça est bien emmerdant et c'est exactement ce que j'ai fini par dire à un jeune type le mois dernier... Rencontré au cours d'un "flyage" pré-manifestation, il a commencé par m'halpaguer d'une façon exceptionnellement subtile : "OUAIS mais aussi les meufs elles sont c*nnes, elles oublieraient pas leur pilule, elles auraient pas besoin d'avorter quoi". Polyvalent et motivé dirait une lettre de motivation de rookie, le type fourmillait d'envie de partager ses idées : "bah franchement aussi faut qu'elles assument... Elles font une connerie, elles assument... Attends aujourd'hui avec tout ce qu'il y a, devrait pas y avoir d'accidents aussi". Ah mais oui, sûr, clair : tomber enceinte, c'est un peu une combustion spontanée, les filles sont toutes seules et la contraception ne regarde qu'elles. P'tain, manquerait plus qu'elles viennent chouiner après... Force de proposition (lettre de motivation vibrations), le jeune type s'est dit qu'il fallait peut-être revenir en arrière et interdire tout ça, parce qu'en plus les conséquences psychologiques sont SYSTEMATIQUES et IRREPRESSIBLES, hein.
Son côté convaincu et prêcheur de bonne parole aurait pu être drôle s'il n'avait pas été un peu triste. Un peu ex-aequo avec ce petit mec qui m'a sorti un bon gros "OH je sors de 8h de cours là, c'est des histoires de filles et je m'en fous". TRES BIEN.
Le monde serait donc voué à finir comme dans un épisode de Tellement Vrai/Tous Différents/Autre Enormité Télévisuelle : des familles de 33 mouflets se parlant pas interphones interposés dans des villas (ce serait un monde de Droite)(avec sociétés de crédits à gogo).
La prochaine fois, je vous raconte comment un sale type avec un super job m'a fait venir à Trifouilli-les-Oies pour me dire : "AH oui, je vous ai dit de venir mais je ne sais pas trop quoi vous dire, HAHAHAHA". HAHAHAHA indeed.
Dans l'attente d'une réponse de votre part, de convenir d'un entretien ou d'amplifier mes motivations, VOUS-MEMES VOUS SAVEZ, once again !
00:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.04.2011
Wtfw... un truc universel ?
Tu sais, des fois tu te lèves avec l'impression que tu vas marcher sur le monde, que tes cheveux vont arrêter de t'emmerder à jamais rebiquer du bon côté, que ta tenue vestimentaire va te galvaniser...
Ouais, bon, tu vois : t'as le modjo, t'es trop shiny, tu vas faire rire aux éclats les copaings et devenir la cheerleader du lycée et tout...
Eh bien j'étais un peu dans cet état d'esprit hier soir : mon uniforme jean-tee shirt était l'archétype du casual flex, dans ma tête c'était trop l'été alors j'avais dégainé les espadrilles, genre je m'en fous je te dis je suis trop cool du slip, et puis c'est tout... Je m'étais tartiné la gueule, "ça se voit pas que je me maquille, mais pour arriver à ce résultat-là, ça m'a prit 12 minutes et 6 produits", je sentais bien que je laissais des nuages de parfum un peu partout...
Bref : j'étais bien comme une fille du catalogue somewhere, et en plus je me sentais d'humeur hyper funky-fresh.
Et puis bon, je ne sais pas exactement à partir de quel moment ça a merdé, toujours est-il qu'à 23h je me suis retrouvée dans les toilettes d'un bar un peu étrange et je me suis rendue compte que j'avais un trou à l'entrejambe de mon super jean (UN TROU). Et c'est trop con, pour te faire mesurer l'impact, à partir de là j'ai réalisé aussi que j'avais paumé ma ceinture A.V (c'est-à-dire : un lien en coton), mes pieds étaient plus blancs que mes espadrilles blanches (et de toute façon qu'est-ce que je croyais ? Le printemps c'est pas l'été), mon maquillage cache-misère avait laissé place à la misère (HEY boutons pré-menstruels), je me sentais poisseuse des cheveux (il faisait chaud), je n'avais plus envie de rigoler du tout et en plus j'avais mal au niveau de la zone sous-fesses/sur-genoux (et pour ça, il faut blâmer Brigitte*).
C'était la merde, ça m'a tellement déprimée que j'ai arrêté de faire des blagues en buvant du vin blanc d'alsace, j'ai pris mon Super Y sous le bras et je suis rentrée.
Quoiqu'il en soit, ne nous racontons pas d'histoires :1/ je n'avais pas mangé et 2/vous savez bien que j'étais dévastée par l'arrêt de carré viiip (je n'ai même pas eu le temps de retenir tous les prénoms!)(de qui se moque-t-on... Bien sûr que j'avais retenu tous les prénoms de tous les péquenots de ce truc)(j'avais de grands espoirs)(MOI JE SUIS JUSTE UNE JEUNE FILLE LALALALA).
* Brigitte est une prof de sport tout droit sortie d'un dessin animé qui te fait soulever des haltères avec les pieds sur Génération Désenchantée (tout en te collant un élastique entre les chevilles)(elle ne le sait pas, mais je l'adore).
23:57 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



