19.07.2009

Wtf, ehz : day 1.

Nan mais : je rêve ou ça râle on da bloug ? Et que je ronchonne pour de la vraie anecdote, et que je te jette des sorts pour que tu finisses ta vie seule dans une cave en suçant le bout de tes cheveux...

 

Well, je rassemble donc tous mes souvenirs (ce qui est problématique), et je m'en vais te narrer de ce pas le week-end EHZ.

 

Primo, e-foule of my heart, sache que ce festoch' a été en premier lieu une embuscade, une proposition en l'air au cours d'une soirée alcoolisée "vous venez à un festoch' basque ?" "wéééééé!".

 

Deux semaines plus tard, fais fi de ta prout-prout-itude, porte une tente quechua sur ton dos, ton sac de couchage sous un bras, la glaçière dans l'autre et : roulez jeunesse !

Et voilà quatre nanas cheveux au vent et lunettes de soleil improbables vissées sur le nez, coincées dans une voiture des années 90', parties rejoindre le reste de leur crew déjà sur place, un vendredi soir, ties-par pour trois jours dans les contrées basques, pour un festival dont elles ne connaissent rien et dont le programme est en basque.

 

Après quelques heures de trajet enflammé, arrêts pipi et Long Train Running à tue-tête, une arrivée dans des contrées verdoyantes, avec des paysages qui te laissent bouche bée.

L'arrivée sur le parking toutes émoustillées, on se charge comme des mulets (je veux dire : trois jours en camping, panique à bord, nous avions tout, du PQ par douzaines à la vodka sunrise foutue dans de la bouteille en plastoc, en passant par le démaquillant, par le khol (you never know), en passant par les oreillers (je veux dire : on dormira peu, mais on dormira bien)(c'était du moins notre espoir un peu fou), en passant par la crème solaire, sans oublier la crème hydratante (lutter contre le vieillissement cutané est mon combat), sans oublier les gateaux et le pâté (d'une certaine classe).

Je dois t'avouer que nous nous sommes trouvées un peu décontenancées arrivées à la sortie du parking, lorsque les gens se sont transformés en furies pour aller se jeter contre les navettes censées nous amener jusqu'au site.

Et mon côté prout-prout n'a pas pu se taire : "il est HORS DE QUESTION que je me jette sur le bus, juste pour que vous sachiez".

Et lorsque les copines optimistes ont lancé un "allons-y à pieds, youhou!", mon côté prout-prout a pris peur. Fort heureusement, la perspective de 3km à pieds, chargées comme des mulets les a dissuadée, et nous avons polimment pé-cho la navette suivante. Serrés les uns contre les autres, tu peux humer l'odeur humaine de près.

Bref.

Je te passe l'arrivée sur le site, le jetage de tentes quechu 2sec en règle (wouhou, wouhou!), et PAF, ruée vers l'or (à savoir l'intérieur du festoch').

Premier artiste : Manu Chao.

A priori pas ma came, mais pas d'antipathie non plus... C'est donc comme ça que tu te retrouveras quelques minutes plus tard au milieu de la foule, suante, en train de t'asseoir sur ton côté rock pour donner de la voix : proxima estacion.... ESPERANZA !!

Tu te surprendras à connaître Clandestino sur le bout des doigts, et frétiller de la rotule quand il entonnera A cosa.

Plus tard, le groupe est rejoint sur scène par une figure locale (radio memba), dont tu ne soupçonnais jusqu'ici pas l'existence... Et c'est ce genre de moment, où tu ne sais pas exactement ce qu'il se passe, mais dans lequel il se passe probablement quelque chose d'important, et tu peux sentir l'engouement collectif autour, et le truc finit par t'emporter lui aussi... Et tu sautilles en rythme.

 

 

Un côté roots refoulé, probablement.

 

Un peu plus de minuit, tu poses ton royal fessier dans l'herbe (t'es h-s)(pas de vacances de l'année, ça a eu raison de toi)(lentement, mais sûrement)(finis, les "wouhou!"), et tu rêves de frites (la musique n'attends pas, et t'as pas emporté le pâté).

Et PAF : Emir Kusturica et le No Smoking Orchestra dans ta face, avec un Emir affublé d'une combinaison en latex bleu fluo d'un goût exquis, barré juste ce qu'il faut, et une performance overcoolos chouettos... T'es content, tu te sens bien, euphorique de l'intérieur, mais ton corps devient cotonneux...

Ensuite, tu ne sais plus trop où aller, qui suivre, tu te sens surtout chaos-tique et les copines : tout pareil, même les autochtones. Vous vous promenez un peu au hasard, chopant des rudiments de basque ici et là.

Puis, direction les tentes, hé on est pas loin du coin toilettes, c'est carrément trop pratique pour la nuit, et t'as vu y a des bâches là-bas... C'est les douches ? Tu vas te doucher toi tu crois ? Non parce que les bâches, je veux bien, mais ce n'est que peu intime... Et mate, la bâche se soulève. On se pieute ou bien ? T'inquiète, je dors comme une marmotte, y a pas moyen pour que je me réveille avant onze heures (ah! jeune naïve que j'étais alors). Et E., t'es fatiguée ? Moi non plus, et attends, tu sais pas quoi, y a Truc qui a fait ...

S'en suit quelques minutes de discussion, jusqu'à ce que E., ma coloc' de tente, aille rejoindre Morphée tranquillement, et que j'espère en faire autant, vautrée dans le sac de couchage prêté par Super Y, bénissant l'inventeur de l'oreiller (et pschittant ledit oreiller de mon parfum, je veux dire : je n'ai rien contre la nature, mais Viktor & Rolf font de meilleures odeurs).

Mais il a fallu que nous plantions les tentes à côté d'une bande de porteurs de phallus made in spain, qui bien évidemment sont rentrés très exactement à ce moment-là, s'installen tranquillou sur leurs chaises pliantes pour prendre une fin d'apéro.

Bruyante, la fin.

Tu tentes de te shooter au parfum, et de fermer très fort les yeux en invoquant ton côté marmotte, et ça ne fonctionna guère.

5h du mat', tu es au bord du nervous breakdown, la team des spanish se fait silencieuse, tu es heureuse et commence à te vautrer dans le sommeil, lorsque le reste de ton propre crew rentre, et s'installe devant les tentes pour discuter (relativement éméchés). Tu suis donc les débats alcoolisés, résignée.

Le silence s'installe peu à peu, hurray, allelujah, sanx, t'es en train de jubiler et un premier coup de tonerre retentit.

Parce qu'une nuit en camping sans orage, ç'aurait été moins funky. Dis-toi surtout que le tonerre résonne drôlement au beau milieu des vallées et des collines et de nulle part. Et que les éclairs, sous une tente, c'est moyen rassurant. Dis-toi que toi aussi, t'aurais évidemment eu très envie de faire pipi à ce moment-là, mais que mourir foudroyée surdes chiottes, sèches qui plus est, c'était trop triste. Toi aussi, tu serais restée tétanisée pour le reste de la nuit (matinée) sous ta tente, en te maudissant de ne pas avoir de croyances quelconques (tu peux pas prier), et invoquant ta mère dans ta tête ("whatamidoinghere, whatamidoinghere, what.... p'tain!").

8h30, l'orage termine et le jour se lève, tu peux enfin te laisser à un bon gros sommeil

Bon gros sommeil qui sera fort compromis une petite heure plus tard (tu apprendras ainsi qu'en camping festoch', les gens se lèvent tôt).

Et toi avec.

 

Je ne veux pas faire genre, mais pour le Day 2 : ramène ta fraise de lecteur adoré demain.

 

 

Et spread du love !

Commentaires

Je préfère ça (du coup, je ne ronchonne plus et ne te souhaite plus de mourir étouffée par ta blonde capillarité). Et j'attends le Day2 avec une impatience qui dépasse les limites de l'entendement sauf dans les montagnes himalayennes.
Et je t'écris. C'est quasiment une promesse de BFF.

Ecrit par : adam | 19.07.2009

Ah, je l'ai vu aussi l'Emir aux Solidays, sauf que c'était le chanteur du No Smoking qui portait la combi bleue avec les ailes (un échange de costume dans les vestiaires? Rrrrrhh).


Sinon pour les festoches, t'as toujours la solution boules quies, sauf que pour moi elles tiennent jamais dans mes oreilles les bi-atch.


MyGod, que s'est-il passé le Day2 ??

Ecrit par : La Poch' | 19.07.2009

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