04.09.2009

Je suis venue te dire .

Ce que j'en pense, beloved e-foule of my heart, c'est que quand y a plus de funky en un lieu : on s'y meurt un peu.

 

Et vois-tu, ici : une pénurie de funky fait douceureusement (oui) sentir son odeur pestilentielle.

 

Jean-Jacques Goldman te dirait "sache que je", les Pipettes chantonneraient des "I love youuuu ouuuhooou I love you", et Joan Jett clouerait le bec à tout ça en disant qu'elle "love rock'n'roll", et pour ma part, j'ai envie de put-er le jukebox off.

 

Je t'e-aime, mais je te e-quitte.

 

Peut-être monentanément, peut-être plus longtemps.

Je ne sais pas si ce e-truc fut cathartique, je ne sais pas ce qui me fait squizzer les anecdotes à te narrer, mais toi et moi, on ne va pas se mentir : je n'ai plus rien à e-dire. Peut-être que tout ça ne m'amuse plus, peut-être que ça me lasse, peut-être que la perspective d'un engagement entre nous me fait freaker out, peut-être que je voulais juste faire une immersion pseudo-psycho-sociologique au travers de tout ça, pour voir, pour en tirer les enseignements, vérifier les groupes d'appartenances, et les questions identitaires, voir si on pouvait trouver les buts supra-ordonnés de Shérif, me pencher sur ce qui fondait la communauté des tenanciers de blogs.

Peut-être que je voulais juste voir, et que je suis tombée dedans. Peut-être que j'avais juste envie de déverser ma rage féministe quelque part, peut-être que je voulais juste critiquer les garçons. Peut-être que j'avais juste envie de me poser l'esprit.Peut-être que j'avais juste envie de rencontrer de chouettes chouettes gens.

 

Peut-être que je marchais au hasard, le soir était tombé .... Puis j'ai vu de la lumière, et je vous ai trouvés (nous n'aurons jamais honte de nos références musicales).

Et aujourd'hui, un peu en panne.

Qu'est-ce que tu veux que je te dises, e-foule de ma vie ? Te narrer mon énième fringue American Vintange ? Te coller de la vidéo musicale has-been parce que peut-être ça fera sourire ? Râlouiller gentiment, et se plaindre du fait que nous ne sommes pas des princesses ?

Je te dis : bwof. Non pas que je n'aime pas lire tous ces morceaux de vie un peu partout on da web - au contraire. Juste qu'ici, ça ne m'emballe plus trop.

 

Or donc, voilà le plan : toi & moi, on va faire un break unilatéral, un de ceux où l'une des parties (moi) se contente de se carapater loin, et d'espionner quand même l'autre partie (toi). Un break peut-être momentané, peut-être pas (le concept de pause n'est jamais de très bon augure).

Le temps de finir un mémoire, de partir en vacances, d'aller poser ses fringues american vintage ailleurs, et de réfléchir à ce qu'on veut en faire, de cet e-endroit.

 

Je suis venue te dire que je m'en vais, je m'en vais avant que l'on ne se laisse aller, je m'en vais avant que l'on ne puisse en rire (soyons aimants envers la chanson française).

 

E-foule of my heart, je te spread da love quoiqu'il en soit.