22.07.2009

wtf, wtf

 

Bon. Je viens de : lire tous mes mails (en incluant les spams), répondu aux mails (en incluant presque les spams), fait un tour sur facebook (et épluché même les « older post »), checké les blougs rapido, répondu aux textos en suspens (et sache qu'il n'y a rien qui ne m'emmerde plus qu'écrire des textos)(1/ça fait mal au pouce, 2/ je ne PEUX pas faire court, 3/ choix cornélien : tu gardes ta dignité en respectant les règles usuelles de la langue française et ton texto s'étale sur quatre textos, ou tu écris dans un langage approximatif et exaspérant, mais sauves ton forfait).

 

On va pas se mentir : je n'ai que modérément envie de travailler.

 

 

Pour autant, sur une échelle de 0 à 10, j'ai bien plus envie de travailler que de te narrer la dernière partie du trip festoch' basque (en trois points : un début de journée similaire au précédent, un aprèm allongées sous un soleil écrasant en écoutant les groupes, dont Sébastien Schueller qui fut ultra coolos à ce moment-là, puis repliage des tentes 2sec, et retour vers nos contrées bordelaises avec moults coups de sunshine sur la tronche).

20.07.2009

Wtfw : une journée en enfer, day two.

E-foule, tu connais bien mon amour pour l'intensité narrative, qui peut parfois me pousser à exagérer – de façon délicate et à peine perceptible - les faits, et tu peux ainsi aisément comprendre que cette journée fut tout, sauf comparable à un enfer.

Nous nous sommes arrêtés hier en plein récit, haletants, le suspense à son comble (j'avais envie de regarder des vidéos de Secret Story, il y a des pulsions qui n'attendent pas), un samedi, avec la rosée du matin (qui prend tout son sens, sous une tente).

On est prout-prout ou on ne l'est pas, ce réveil a sonné la perte de ma virginité en termes de camping. Jamais campé, figure-toi. Du moins dans une tente...
Fait : nuit à la belle étoile, trois personnes sur une balancelle (nous déconseillons : 1/tu auras un bleu au travers de la cuisse marquant l'un des tuyaux de la balancelle 2/il y aura toujours un naze pour balancer); nuit dans un van, à quatre (moyen bof, mais le manque de souvenirs précis probablement dû à l'une de ces belles beuveries de jeunes fait que nous ne pouvons dénigrer le truc l'esprit tranquille); moitié de nuit dans un hamac (bof - , qui n'a pas peur de serpents/fantômes/bêtes mutantes/sociopathes ?); nuit à même le sol...
Et j'en passe, parce que ce n'est pas l'objet, et que si ma prout-proutitude a parfois accepté d'être malmenée, JAMAIS elle n'a acceptée de pioncer dehors, dans un truc farfelu qui se déplie en deux secondes, au beau milieu de sauvages éméchés.

Presque jamais, en tout cas.

Le réveil fut aussi funky que la nuit : les bénévoles appelés au micro aux aurores, en basque puis en français, lesdits bénévoles qui se lèvent (et dans ma crew, y en avait) avec pertes et fracas, la voix rauque « SSSSCCCHHHHT les autres dorment encore.... ». Subséquemment, les autres ne dorment plus, mais font les morts dans leurs tentes... Jusqu'à ce qu'avec ma coloc' de tente, on décide de passer la tête – seulement la tête – au travers de la tente, pour dire bonjour au monde. Et le monde extérieur sentait drôlement meilleur que l'intérieur de notre home sweet home temporaire, sache-le. Un moment assez étrange, où les têtes de la crew sortent des tentes respectives, l'air un peu hagard, endormi et le visage fripé, et on va pas se mentir : c'est ça l'amouritié (des potos que t'aime drôlement fort).
Et où tous les êtres humains en présence parlent d'une seule et même voix : celle d'Amanda Lear.

Un petit tour aux toilettes, où tu réalises fatalement que certaines personnes prennent le sac plastique où est disposée la sciure pour le trou des toilettes, où tu prends soudainement conscience que les toilettes sèches sont une douce utopie des bonshommes verts : tu penses bien que personne ne recouvre VRAIMENT ses trucs avec la sciure.
Ô désillusion.
Par conséquent, un seul mot décrit ce réveil : nauséabond.

Quoiqu'il en soit, tu retournes pépèrement à ton QG, où vous vous vautrez tous dans l'herbe au tour d'une petit déj' équilibré : candy up (sauf pour moi : y a-t-il quelque chose de plus infect qu'un truc au lait froid ? Je ne crois pas), briquettes de jus de fruits multivitaminé (joie, bonheur, béatitude), petites brioches aux pétites (yum), Prince (double yum), Petits Ecoliers (triple yum). Sans vouloir balancer, une intrus a préféré s'enquiller un sandwich au pâté, soit.

Le processus de réveil t'amène donc sans (trop) d'encombres jusqu'à 12h, où le problème de l'hygiène apparaît : quid de la douche ?
Y a bien des trucs là-bas, les bâches, celles qui se soulèvent avec le vent, et où tu serais censée te laver entourée d'autres êtres humains.
Et sache-le : c'en est trop pour moi. La douche : skipée. Toilette dite « de chat »: bienvenida (les restes de manu chao).

En partance pour l'aprèm', où la bière est déjà présente (les frites aussi).
Vu : un groupe de nanas chantant a capella des trucs de tous horizons, un truc un peu hallucinant à entendre, acclamées.
Vu : Wombo, un groupe de gens débarquant un peu partout avec leurs instruments et microphones, bourrés de talent et d'énergie, qui te donnent envie de sautiller et chanter avec eux, voire d'acheter leur cd (j'adore les microphones).
Vu : une pièce (basque bosniaque, de ce que j'ai entendu) particulièrement touchante, une comédienne gracile face à une marionnette incroyablement bien faite (et un marionnettiste talentueux aux commandes), une histoire avec beaucoup de grâce croisant les nostalgies des deux personnages (d'une enfance pour l'un, d'un pays pour l'autre, il me semble).
Vu : un coup de break, un gamin haut comme trois pommes qui tape des poses de bad guy, un plus grand quasi acrobate.

Vient la fin d'aprèm, l'apéro, puis le début de soirée, l'apéro, puis le début des concerts...
Découverte de Che Sudaka, un peu ska, sautillant, tu te mets à frétiller et à choper les paroles en cours, à chantonner un peu... Pas de transe, pas mon truc, mais tout de même : plaisir... A la fin, t'es opé pour la suite des concerts, la forme est là malgré la fatigue.
Suivi par : We Are Standard, du vraiment bon rock un peu électro qui fait du bien aux oreilles.

Mais ce n'était pas le clou du spectacle.

Non.

Ce n'était pas LE nom qui t'avais convaincu de ramener ton royal postérieur ici in the first place.

La crew de ouf' est arrivée juste après, j'ai nommé : PUPPET MASTAZ , bitch !

Wouhou !
Wouhou !







Wouhou !

Du bon son un peu sale, même pas t'as honte de wouhou-ter sur leurs chansons, tu sais ce que je penses : on a tous un peu de gangsta' en nous. Tous.
Point barre.

On a donc fait les gangsta', bougé notre body avec le sale rythme, hoché la tête comme des bad girls, rigolé aux blagues sorties en anglais, admiré le pestacle des peluches.


Me demande pas ce qu'il y avait après : je n'en ai cure, et ne m'en souviens plus, j'ai vu les puppet mastaz et la mauvaise fille en moi est enchantée.

Plus tard, retour à la tente, les nanas du crew complètement exténués, mon côté prout-prout a peur de passer une nuit aussi mauvaise que la précédente (nous n'y survivrons pas).

On tombe comme des masses, la nuit se passe sans problèmes particuliers, t'es devenue hermétique aux chansons paillardes espagnoles de la crew testostéronée d'à côté.
Tu te gaves, et dors quatre heures d'affilée.


Pour la suite de nos folles aventures, cf demain.
Et crois pas que je vais ter-ma secret story (un stagiaire n'a jamais de repos).

19.07.2009

Wtf, ehz : day 1.

Nan mais : je rêve ou ça râle on da bloug ? Et que je ronchonne pour de la vraie anecdote, et que je te jette des sorts pour que tu finisses ta vie seule dans une cave en suçant le bout de tes cheveux...

 

Well, je rassemble donc tous mes souvenirs (ce qui est problématique), et je m'en vais te narrer de ce pas le week-end EHZ.

 

Primo, e-foule of my heart, sache que ce festoch' a été en premier lieu une embuscade, une proposition en l'air au cours d'une soirée alcoolisée "vous venez à un festoch' basque ?" "wéééééé!".

 

Deux semaines plus tard, fais fi de ta prout-prout-itude, porte une tente quechua sur ton dos, ton sac de couchage sous un bras, la glaçière dans l'autre et : roulez jeunesse !

Et voilà quatre nanas cheveux au vent et lunettes de soleil improbables vissées sur le nez, coincées dans une voiture des années 90', parties rejoindre le reste de leur crew déjà sur place, un vendredi soir, ties-par pour trois jours dans les contrées basques, pour un festival dont elles ne connaissent rien et dont le programme est en basque.

 

Après quelques heures de trajet enflammé, arrêts pipi et Long Train Running à tue-tête, une arrivée dans des contrées verdoyantes, avec des paysages qui te laissent bouche bée.

L'arrivée sur le parking toutes émoustillées, on se charge comme des mulets (je veux dire : trois jours en camping, panique à bord, nous avions tout, du PQ par douzaines à la vodka sunrise foutue dans de la bouteille en plastoc, en passant par le démaquillant, par le khol (you never know), en passant par les oreillers (je veux dire : on dormira peu, mais on dormira bien)(c'était du moins notre espoir un peu fou), en passant par la crème solaire, sans oublier la crème hydratante (lutter contre le vieillissement cutané est mon combat), sans oublier les gateaux et le pâté (d'une certaine classe).

Je dois t'avouer que nous nous sommes trouvées un peu décontenancées arrivées à la sortie du parking, lorsque les gens se sont transformés en furies pour aller se jeter contre les navettes censées nous amener jusqu'au site.

Et mon côté prout-prout n'a pas pu se taire : "il est HORS DE QUESTION que je me jette sur le bus, juste pour que vous sachiez".

Et lorsque les copines optimistes ont lancé un "allons-y à pieds, youhou!", mon côté prout-prout a pris peur. Fort heureusement, la perspective de 3km à pieds, chargées comme des mulets les a dissuadée, et nous avons polimment pé-cho la navette suivante. Serrés les uns contre les autres, tu peux humer l'odeur humaine de près.

Bref.

Je te passe l'arrivée sur le site, le jetage de tentes quechu 2sec en règle (wouhou, wouhou!), et PAF, ruée vers l'or (à savoir l'intérieur du festoch').

Premier artiste : Manu Chao.

A priori pas ma came, mais pas d'antipathie non plus... C'est donc comme ça que tu te retrouveras quelques minutes plus tard au milieu de la foule, suante, en train de t'asseoir sur ton côté rock pour donner de la voix : proxima estacion.... ESPERANZA !!

Tu te surprendras à connaître Clandestino sur le bout des doigts, et frétiller de la rotule quand il entonnera A cosa.

Plus tard, le groupe est rejoint sur scène par une figure locale (radio memba), dont tu ne soupçonnais jusqu'ici pas l'existence... Et c'est ce genre de moment, où tu ne sais pas exactement ce qu'il se passe, mais dans lequel il se passe probablement quelque chose d'important, et tu peux sentir l'engouement collectif autour, et le truc finit par t'emporter lui aussi... Et tu sautilles en rythme.

 

 

Un côté roots refoulé, probablement.

 

Un peu plus de minuit, tu poses ton royal fessier dans l'herbe (t'es h-s)(pas de vacances de l'année, ça a eu raison de toi)(lentement, mais sûrement)(finis, les "wouhou!"), et tu rêves de frites (la musique n'attends pas, et t'as pas emporté le pâté).

Et PAF : Emir Kusturica et le No Smoking Orchestra dans ta face, avec un Emir affublé d'une combinaison en latex bleu fluo d'un goût exquis, barré juste ce qu'il faut, et une performance overcoolos chouettos... T'es content, tu te sens bien, euphorique de l'intérieur, mais ton corps devient cotonneux...

Ensuite, tu ne sais plus trop où aller, qui suivre, tu te sens surtout chaos-tique et les copines : tout pareil, même les autochtones. Vous vous promenez un peu au hasard, chopant des rudiments de basque ici et là.

Puis, direction les tentes, hé on est pas loin du coin toilettes, c'est carrément trop pratique pour la nuit, et t'as vu y a des bâches là-bas... C'est les douches ? Tu vas te doucher toi tu crois ? Non parce que les bâches, je veux bien, mais ce n'est que peu intime... Et mate, la bâche se soulève. On se pieute ou bien ? T'inquiète, je dors comme une marmotte, y a pas moyen pour que je me réveille avant onze heures (ah! jeune naïve que j'étais alors). Et E., t'es fatiguée ? Moi non plus, et attends, tu sais pas quoi, y a Truc qui a fait ...

S'en suit quelques minutes de discussion, jusqu'à ce que E., ma coloc' de tente, aille rejoindre Morphée tranquillement, et que j'espère en faire autant, vautrée dans le sac de couchage prêté par Super Y, bénissant l'inventeur de l'oreiller (et pschittant ledit oreiller de mon parfum, je veux dire : je n'ai rien contre la nature, mais Viktor & Rolf font de meilleures odeurs).

Mais il a fallu que nous plantions les tentes à côté d'une bande de porteurs de phallus made in spain, qui bien évidemment sont rentrés très exactement à ce moment-là, s'installen tranquillou sur leurs chaises pliantes pour prendre une fin d'apéro.

Bruyante, la fin.

Tu tentes de te shooter au parfum, et de fermer très fort les yeux en invoquant ton côté marmotte, et ça ne fonctionna guère.

5h du mat', tu es au bord du nervous breakdown, la team des spanish se fait silencieuse, tu es heureuse et commence à te vautrer dans le sommeil, lorsque le reste de ton propre crew rentre, et s'installe devant les tentes pour discuter (relativement éméchés). Tu suis donc les débats alcoolisés, résignée.

Le silence s'installe peu à peu, hurray, allelujah, sanx, t'es en train de jubiler et un premier coup de tonerre retentit.

Parce qu'une nuit en camping sans orage, ç'aurait été moins funky. Dis-toi surtout que le tonerre résonne drôlement au beau milieu des vallées et des collines et de nulle part. Et que les éclairs, sous une tente, c'est moyen rassurant. Dis-toi que toi aussi, t'aurais évidemment eu très envie de faire pipi à ce moment-là, mais que mourir foudroyée surdes chiottes, sèches qui plus est, c'était trop triste. Toi aussi, tu serais restée tétanisée pour le reste de la nuit (matinée) sous ta tente, en te maudissant de ne pas avoir de croyances quelconques (tu peux pas prier), et invoquant ta mère dans ta tête ("whatamidoinghere, whatamidoinghere, what.... p'tain!").

8h30, l'orage termine et le jour se lève, tu peux enfin te laisser à un bon gros sommeil

Bon gros sommeil qui sera fort compromis une petite heure plus tard (tu apprendras ainsi qu'en camping festoch', les gens se lèvent tôt).

Et toi avec.

 

Je ne veux pas faire genre, mais pour le Day 2 : ramène ta fraise de lecteur adoré demain.

 

 

Et spread du love !

18.07.2009

But there's is nothing to lose, cause we're all on a bike and we're cycling through, getting off on our injuries - but you gotta get back on it and live it and live it to love it and live and love life.

Je te cite du Charlie Winston en guise de titre, et je vais te dire : je sors avec le meilleur mec du monde.

 

 

C'est tout.

 

 

Deal with it.

 

 

Et si je pouvais, et que le non-anonymat on da oueb ne m'effrayait pas, je te collerais sa bouille ici pour que tu admettes que c'est la plus adorable et chou de toutes les bouilles du monde.

 

Parce que parfois, il y a des changements de mode de vie qui s'installent un peu insidieusement, sans que tu ne t'en rendes vraiment compte. Parce que ce mec-là est apparu comme ça, tout en nonchalance, et qu'il était drôle et qu'il sentait bon, il y a eu comme des bisous dans la nuit, des dérapages dans l'amitié, puis un jour, il est resté dormir. Puis un autre jour, comme je ne te l'ai pas raconté, mon appart' à moi a été vendu, et on est arrivés en terrain neutre (appartement prêté), dans un endroit pas vraiment chez moi, ni vraiment chez lui, un truc temporaire pour nous. Et il y a de ses affaires un peu partout, et ça me rassure quand il n'est pas là. La salle de bains a son odeur et ses trucs de mec, il y a ses bouquins ouverts stratégiquement, il y a son truc anti-moustique (nous vivons actuellement dans la terreur du moustique, mais surtout lui), il a rempli le test d'un magazine de nana dans les toilettes, il y a ses trucs à lui dans le frigo, ses pompes dans l'entrée, et ça bouscule mes vieux réflexes de nana solitaire et un peu trop indépendante...

Ce mec me donne envie de chantonner I wish I could see you soon H24, ou New York avec toi, ou Friday I'm in love, ou des milliards de morceaux qui ne pourraient pas rentrer dans mon ipod, parce que ce mec peut penser me ramener de la biafine quand mon nez pèle à cause d'un coup de soleil chopé au festoch' basque, mais aussi parce qu'il peut décider de m'emmener dans un resto chou un vendredi soir, et dire en même temps au mec qui vend des fleurs "non merci, je la b**** déjà!", et oui c'est glauque, mais avoue que c'est cocasse (à l'attention de Super Y : ce n'était pas SI drôle, et si tu refais ça je t'émascule et t'arrache tous les poils du corps avec une bande de cire géante). Ce mec-là peut te préparer une bolognese killeuse de génitrice, et faire une omelette avec ce qui reste (ce qui est tout bonnement une tuerie), tout en pariant avec ta mère qu'il te fera un jour manger une assiette de légumes (never gonna happen) contre un bon resto. Ce mec-là peut t'aider à déménager en urgence et se faire iech des heures durant pour récurer l'appartement avant l'état des lieux. Ce mec-là peut t'accompagner à un rendez-vous "pro" et attendre que celui-ci se finisse. Ce mec-là peut supporter de dormir avec un peu de lumioche parce que t'as la trouille. Il regarde SS3 avec toi, en s'y intéressant VRAIMENT. Ce mec-là enroule tes cheveux autour de ses doigts, et ça t'électrise. Ce mec-là aura des goûts musicaux exquis (la plupart du temps). Il acceptera d'aller au cinéma souvent, même si aujourd'hui ça coûte un bras (pour ma part, sanx UGC illimité). Il te fait des bisous à moitié endormi. Il a la peau la plus douce du monde. Ce mec-là est le plus intelligent du monde, le plus drôle aussi, et a une tête adorable (même quand il joue à WoW). Même quand il ronchonne. Même en râlant. Même en élevant la voix. Et il te donnera envie de sourire alors même que t'es trop pissed off contre lui. Il supporte tes lubies à la con (je ne dors PAS dans le noir / dis, on a bien fermé la porte d'entrée / je re-mangerais bien des pâtes, perso / attends, je fais juste mon épluchage du site American Vintage quotidien, imagines si jamais une nouvelle nuance de marcel sort et que j'suis pas opé.. / etc). Même le concept très personnel du pré et post anniversaire, qui consiste à faire de la semaine PRE-bday une semaine de fête ponctuée de cadals, plats préférés et sorties bien-aimées, de chouchoutage à l'extrême, et de la semaine POST-bday une semaine de chouchoutisme pour commencer en douceur une nouvelle année. Il adhèrera même au cadeau de maladie (ndlr : toute souffrance mérite une consolation matérielle adéquate, la vie peut être une bitch, faut compenser), en l'occurence le sac de ta vie (Petite Mendigote de surcroît) contre une migraine carabinée. N'est-ce pas le garçon le plus choupinet DU MONDE ?

 

Puis ce type-là te fera toujours rire et sera avec toi, que les moments soient drôles, ou pas. Tu chantonneras un air de chanson, et il continuera sur le même air, même si c'est le morceau le plus improbable du monde, comme par exemple "elle préfère l'amour en mer". Puis il y aura des moments où tu sauras exactement ce qu'il est en train de penser (ce mec a le sac le plus moche du monde / cette nana a une robe qui sort du futur), et ça sera une expérience osmos-ique. Vous pourrez regarder Secret Story en vous gaussant et dire "LEOOO LEOOOO", et vous maudire parce que vous ratez systématiquement l'amour est dans le pré.

Il est grand, il est fort, il a les bras les plus rassurants du monde et les pieds doux. Ce type-là, c'est un peu mon meilleur ami, mon amoureux et ma personne preférée à la fois. Je lui voue un peu une admiration sans bornes, et j'adore sa manière d'exister (le way he stands in this world ?), il est juste lui, toujours intègre, à vouloir l'acceptation sans concessions, un peu plein d'idéaux et de désillusions, un tantinet pessimiste et un peu fragile.

Et je dois dire que no matter what, je suis ravie d'avoir rencontré une personne comme ça, l'idée de lui me rend toujours joyeuse et je crois que c'est important, 'cause we all kick the bucket in the end (dixit Chalie Winston).

Point barre.

Et tout est prettier and easier when he's around.

 

 

 

 

 

 

14.07.2009

Wtf : you're gonna say yeah !

E-foule, yo !

 

 

Et non, je ne vais plus vous vomir de la loghorrée concernant SS3, malgré tout le mal actuel que je pense d'Einstein aka Jonathan, de toute manière ils sont tous nazes (sauf Léo et FX)(et bon, Bruno)(qui cela étant était jusqu'ici inexistant à l'écran).

 

Bref.

 

Figure-toi que je suis hautement outrée par une réflexion de mon royal patriarche, lui-même outré de mon non-retour dans la demeure parentale pour ce long week-end (que j'ai préféré vivre avec Super Y, dans l'autarcie la plus totale), et qui manifestement cherchait le fight :

 

- Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas vu ma fille dans cette maison, il n'y a plus aucun verre d'eau qui traîne nulle part !

 

Car vois-tu, je l'avoue, j'ai une lubie : je colle des verres/bouteilles d'eau partout sur mon passage.

1/ Parce que l'eau, c'est la vie (point barre),

2/ A cause d'un traumatisme enfantin dont tu te fous éperdument, mais que je vais te narrer quand même.

Aux alentours de mes dix ans, en vacances folichonnes chez ma cousine préférée, j'ai eu une crise de foie (dû à un mélange peu pertinent de nuggets et de raclette)(téméraire). Je te passe le fait qu'après une crise de foie, t'es à la diète mec, et que tu grailles des légumes vapeurs pendant une dizaine de jours, ce qui signifie vivre l'enfer (j'ai horreur des légumes, ils sont vraiment trop bizarres).

Quoiqu'il en soit, ce fut pendant la nuit : réveil brutal, drôle de truc au niveau de ton bide, tu cries "Eau ! Eau !" et tu vomis tes entrailles sur ton lit.

 

S'il n'y avait que ça.

 

Mais non : mon pyjama tant aimé de l'époque (à la gloire du Marsipulami) n'a plus jamais retrouvé sa couleur originelle (et a viré rose bonbon, ce qui était évidemment impossible à porter, ça agresse les yeux de Morphée).

 

Et un seul verre d'eau aurait pu me sauver du drame (et éviter de killer ledit pyjama).

 

Je sais : c'est tragique.

 

Mais que veux-tu, c'est un vice : dans les vies, j'aime bien les détails.