09.05.2009

What's my age again ?

Tu vois, cette semaine, pendant que les nanas shopaient, que les geeks chers à mon coeur causaient one piece, que les écrivains écrivaient, que les chanteurs donnaient de la voix, et que plus globalement le monde continuait inexorablement de tourner, eh bien : j'étais occupée à avoir 23 ans.

 

Et je peux aujourd'hui te dire comment tu piges exactement que t'es rien qu'un adulte en devenir : les cadeaux, e-mec.

 

Quand t'es petit, on t'offre du livre de grands peintres expliqués aux enfants en espérant que tu te tourneras plus tard vers une relative forme d'art (ce qui fonctionne).

Quand t'es modérément petit, vers une petite dizaine d'années, on t'offre du Shakespeare simplifié en nourrissant l'espoir fou que tu t'intéresse plus tard au vrai Othello (ce qui fonctionne).

Quand tu flirtes avec l'âge des comédons et du look improbable, on t'offre très exactement ce que tu souhaites, parce que toute contrariété pourrait provoquer un drame géopolitique, une crise menaçante à base de portes claquées et de voix qui scande "personne ne me comprend, ici".

Quand la majorité devient limitrophe et que le goût pour les rouge à lèvres fluos et/ou bruns foncés s'est estompé, on t'offre des trucs utilitaires marquant les pas vers ta responsabilisation (code de la route).

Quand tu entres dans les sacro-saintes années fac', on t'offre immanquablement un ouvrage en lien avec ta filière, qu'en bon post-adolescent attardé tu ne liras jamais, obéissant au principe d'opposition systématique aux géniteurs (Freud - ce qui ne fonctionne pas).

Quand tu tournes autour de la vingtaine, on t'offre des cadeaux sérieux censés marqués une évolution claire vers d'autres centres d'intérêts (et une conscience de la valeur des choses)(chiant) : transmission de bijoux de famille. Que tu songeras fortement à revendre pour aller au Rock Wrechter (on a les priorités qu'on peut).

 

Puis un jour, tu ne t'y attends que très modérément et espère du cadal funky (si pas de Rock Wrechter, un Rock en Seine ?), et la sentence tombe : t'as growé up.

Le choc : UNE PLANTE.

Avec un commentaire assassin, dans la veine de "on a hésité avec un livre de cuisine...".

 

Je n'ai qu'une seule réponse : PAS.

Ou encore : "et donc tu crois qu'entre la ps2, un pouf tunisien et des bd d'Arthur des Pins elle sera épanouie, la chose ?".

Une plante, un peu comme un truc que t'es censé élever (et figure-toi que j'ai déjà tenté l'expérience : j'ai été pour un temps une fille-mère, heureuse détentrice d'un petit Norton, poisson rouge de son état, tirant toutefois vers le orange, aux premiers abords suicidaire sautant de son bocal, fin mélomane à ses heures)(jusqu'au jour où, comprenant qu'il vivrait drôlement longtemps, je l'ai abandonné, lâchement)(et surtout refilé aux Renp'). Un truc dont tu dois t'occuper, sinon ça risque la death.

 

Saches toutefois que jusqu'à présent, je n'ai pas su déterminer le nom exact de cette chose un peu verte avec des fleurs (ce qui ne laisse rien présager de bon quant à sa survie).

Et que je me contente de lui jeter des coups d'oeil un peu perplexe (et en plus j'ai un peu peur qu'elle me pique tout le CO2, la pils de fute).

 

 

Sinon, je voulais aussi dire que je n'aimais pas trop ce mec de la Nouvelle Star dont je ne sais pas le nom, mais dont je crois pouvoir dire qu'il aime bien les garçons. La seule raison que j'invoquerais, telle Raphy Ricci, serait : je ne suis pas certaine de parvenir à apprécier son univers artistique (un truc de real tv pour dire que le candidat a le charisme d'un lézard à qui l'on aurait coupé la queue)(ça repousse anyway).

Sans compter qu'il surjoue en frétillant intempestivement du derrière.

01.05.2009

WTF, JTKG, etc.

E-foule, on va pas se mentir : on est tous un peu borderline.

 

Et alors même que je te rebats les oreilles depuis quelques temps sur le leitmotiv "chaque jour est un pas de plus vers la mort, ou juste la non-activité professionnelle et les seins qui tombent, ce qui est un autre type de petite mort",

 

alors même que grandir est un danger de chaque instant, où tu peux te retrouver dans des situations atteignant des sommets de ridicule, pour exemple tu pourrais parfaitement te retrouver au beau milieu d'une pharmacie, en poupouyou (le poupouyou étant une tenue hautement improbable à base de jeans moches et tombants, de sweat vraiment très anciens, les cheveux mouillés par la pluie et gras en dessous anyway, tout ceci agrémentés de baskets colorées ET avec des têtes de mort), en train de te gausser comme une teenager devant des préservatifs funky (sortons couverts, etc), et POF tomber sur un ex-boyfriend.

Ce qui est très embêtant, étant donné qu'à coup sûr, l'ex boyfriend aura lui le teint impeccable, le cheveux brillant, et la dent miroitante (oui, miroitante). Et sera accompagné d'une nana aux cheveux non moins lustrés, une de ces nanas qui ont ce truc magique pour paraître toute nette et parfaite en toutes circonstances. Pendant que toi, t'as juste l'air d'un brouillon. Un brouillon dépravé qui plus est, des préservatifs fluorescents dans les mains.

Ce qui fait que l'Ex gagne. Et que visiblement, he knows qu'il gagne. Il over knows.

 

Et puis, très soudainement, le "growing up stuff" peut s'avérer drôlement plus funky, et permettre de faire des trucs improbables, comme boire des whisky coca avec une directrice de mémoire et autres professeurs dans la même pièce, le tout en graillant des petits fours. Enchaîner ça sur de la pizzeria avec des profs et professionnels, le tout ponctué par des bars et des bières accompagnés de profs de stats, avec qui tu passeras du "et votre thèse ?" à 17h, à du "nan mais mec, t'es naze, passe moi la pinte" quelques heures plus tard.

Puis tu sais, e-foule, en ce moment, moi, tant que je sais qu'à la fin de tout ça, j'retrouve Super Y pour dodoter, ça me va, because :

j'ai beau avoir des wooorst days ever, j'ai aussi le plus merveilleux boyfriend DU MONDE.

(j'te rappelle qu'il a les pieds doux)

(et d'ailleurs un épiderme globalement très doux)

(et des grandes mains drôlement masculines)

(et des lèvres pleines)

(et du même coup fort agréables à embrasser)

(et de belles épaules et omoplates)(je suis fétichiste, so what)

(et des cernes autour des yeux, ce qui fait un regard à tomber)

(et je vous ai dit qu'il était drôle et drôlement intelligent ?)

(et sarcastique à souhait ?)

(je n'y peux rien, l'ironie c'est sexy)

(wouhou)

 

wouhou.

 

En gros, Super Y, reveko be ianao.

 

Une version du "J'te kiffe graaave" en malagasy.

 

28.04.2009

1,2,3...

Hé la e-crew, j'voulais juste vous faire part d'une information qui vient tout juste de chambouler mes valeurs fondamentales :

malgré tout, François Bégaudeau m'est très sympathique, voire même intégrerait bien mon top 10 des chouettest guys ever (smart IS hot).

 

 

Bref.

Tu vois, je voulais te balancer cette nouvelle comme ça, brute et tout, et m'en aller comme une reine.

(goodbye, english rose)

 

Et puis je me suis dit que les blougs c'était forcément drôlement cathartique, or figure-toi qu'il est près de 3h, que demain, aux alentours de l'aube (9h) j'avais l'espoir fou d'impressionner ma directrice de mémoire avec un compte rendu de mes folles aventures de stagiaire.

Ce qui est corrompu.

Mais e-foule, on ne va pas se mentir : toi et moi, on fait partie d'une génération névrosée de naissance, angoissée par nature, borderline par goût.

Et en ce moment, il faut bien l'avouer, mes nuits virent blanches, lorsqu'elles ne sont pas peuplées de diverses activités oniriques douteuses.

Pour exemple, quand des centaines de serpents ne viennent pas insidieusement envahir mon lieu de vacances, voler mes chaussettes et frôler mes pieds, ou que des gangs de mecs rasés armés de fusils à pompe ne débarquent sauvagement assassiner les gens de ma résidence, je me retrouve simplement au beau milieu du néant, dans le noir le plus total, avec juste du vide autour, et un mur vertigineux qui sort du sol.

Autant te dire que quand je rêve de la nouvelle collection d'A.V, c'est le jardin d'Eden version onirique (je veux dire : littéralement)(je veux dire : OUI, je rêve régulièrement que je suis en train d'essayer du A.V, c'est mon rêve érotique perso).

 

Pour te la faire courte, c'est comme si y avait plus une once de funky-tude from da inside de moi-même, mais plutôt une paralysie générale, associée à une peur panique d'un hypothétique mais proche futur professionnel.

 

Ce qui enlève les petites bulles de joie intempestives de mon cerveau et m'empêche de vous délivrer de l'anecdote funky.

Ce qui donne drôlement envie de s'échapper vraiment très loin.

Ce qui donne drôlement envie de vraies vacances, sans aucune échéance, sans aucun petit nuage noir au-dessus de la tête.

 

Good night e-foule of my heart, je vais tenter d'aller faire de l'oeil à Morphée, et d'écouter des trucs susceptibles de faire revenir les petites explosions de joie.

 

 

26.04.2009

WTF with : l'écume des jours.

Hey, il s'avère que les Dieux des recettes de cuisine ont encore frappé, et de ce fait mis à mal l'électron libre de la cuisine qui est en moi.

 

Et donc, je vous le dis encore une fois : DO NOT MESS avec les recettes, dudes.

Quand les inventeurs de la pâte à pizza disent : levure de boulanger; ne lève pas les yeux au ciel en leur donnant du "bwwwooooh". Et raisonne l'électron libre et rebelle en toi avant qu'il ne remplace l'exltante levure par une vulgaire levure chimique.

Ce qui donnera à ta nourriture un goût certes original, mais absolument détestable.

 

Bref.

 

Malgré la gravité de cet évènement (rater une pizza)(et se retrouver à manger du jambon blanc)(qui avait le goût de fraise), ceci n'est pas le questionnement du jour.

Puisque ledit questionnement est le suivant : comment faire face, ou admettre, le vieillissement et la lente mais inéluctable déchéance de notre corps ?

Vois-tu, un truc drôlement tragique est arrivé : avec Super Y, nous étions joyeusement en train de dévaler les escaliers, pleins de fougue et de joie (une fin de journée de stage), lorsqu'un monsieur, tout de costard vêtu, nous a donné du "messieurs dame".

Je peux te dire que même Super Y en a été tout boulversifié.

Et que fougue, joie etc ont été stoppées net.

Et je pense très personnellement que Costard Man était en réalité profondément jaloux de notre apparente jeunesse, soulignée par notre non moins apparent bonheur, le tout mis en exergue par le léger hâle de nos teints et nos sourires bienheureux : Super Y avait un sweat à capuche et des baskets, j'avais un vieux jean retroussé et des spartiates dorées, y a juste NO WAY qu'on ne soit plus des vrais djeuns, point barre.

(Tu comprendras aisément que pour les besoins narratifs de cet épisode, il se peut que certains détails aient été exagérés)(disons que "dévaler" s'apparentait probablement plus à la démarche d'un paresseux atteint de mononucléose)(et peut-être que je ne suis pas si hâlée que ça)

 

 

 

19.04.2009

Wtf : friends, classmates and shit, 2 fucking months left.

E-gens venus de nulle part, yo !

 

Et sans transition, la vérité c'est que je suis LITTERALEMENT scared to death.

Tu vois, je songeais, comme ces moments où tu songes vraiment très fort et que ton esprit vagabonde vraiment très loin.

Et je me suis replongée dans la ribambelle de photos enregistrée dans mon ordi, et vois-tu, y a eut comme un léger malaise.

J'ai vu des gens, plein de gens, et des sourires, et des regards, et d'autres regards éméchés. J'ai vu des basques, des américains, des franciliens, des niçois, des libanais, des espagnols, des expatriés et des disparus. J'ai vu des bières, des cigarettes et d'autres trucs qui se fument. J'ai vu des shooters, avec le kama sutra dessiné dessus. J'ai vu de l'abcinthe flamber, et des pâtes au curacao. J'ai vu des manifestations, et des pancartes à l'esprit révolutionnaire. J'ai vu des plages, des maillots, des batailles de sable et des kilomètres de sourire. J'ai vu des villes, des expéditions, des ampoules et des plans. J'ai vu des câlins, et des têtes d'engueulades sur fond de discussions pseudo-politiques. J'ai vu des gens qui manquent, et j'ai vu le temps qui file. J'ai vu des nuits printanières, des soirées, et des rencontres fortuites, et des amitiés at first sight. J'ai vu des fins de soirées, et des lendemains aussi. J'ai vu des soirées d'aurevoir, des années qui se finissent, et d'autres qui commencent. J'ai vu des gens s'endormir les uns sur les autres, et des yeux cernés. J'ai vu des têtes récurrentes, et d'autres moins; j'ai vu les amourettes de passage, et les moments de rupture, où les copains servent de pansements. J'ai vu les soirées ciné, et les soirées dvd sous les plaids. J'ai vu les sales moments et les regards tristes, et les célébrations de trucs chouettes qui parfois arrivent. J'ai vu les vacances avec les copains, j'ai vu les soirées sur la plage à tripoter du sable, et boire à même les bouteilles. J'ai vu les fêtes de la musique, j'ai vu les bars, et j'ai vu les studios étudiants au décor Ikea. J'ai vu des colocs, et des repas raffinés tournant autour des panzani trois couleurs. J'ai vu des gens qui emménagement, et des cartons. J'ai vu des examens, et des soirées after exam massacre. J'ai vu la fac.

Et au risque de tomber dans le puit sans fond du cliché, il paraît que les années étudiantes sont parmi les moments les plus chouettes de nos routes, et je dois dire que jusqu'à présent : agreed.

Et que sentir l'odeur de la fin m'effraie. Qu'après ça, mes gens vont retourner d'où ils viennent, où juste aller ailleurs, et no more pizza nights et autres joyeusetés avec eux, c'est une perspective qui rend triste.

Je pense à ma première année de fac, au studio minuscule, et au voisin du dessous qui s'est revelé un des best friends, qui s'est engagé, déjà parti. Je pense aux deux années suivantes, et à mon ex-coloc, que je rêvais d'étrangler parce qu'il laissait des trucs comestibles moisir partout, mais que j'adorais parce qu'il me laissait regarder MTV et la trash TV depuis son pieu. Je pense à ma quatrième année, en coloc avec mon frangin, les râleries parce qu'on avait envie d'aller pooh exactement en même temps, les fous rires pour la même raison. Je pense à ce début d'année, sacrément problématique pour quelques copains, et pour moi.

Et grandir rend soudainement mélancolique. 2 months left.

 

 

....

DAMN, un blog c'est tellement self-centred.

Pour un peu, j'écouterais Allelujah, tiens.

(je déconne)

(si tu veux faire de la dépression mélancolique, mieux vaut s'enfouir sous du Iron and Wine, juste pour que vous le sachiez)